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 [RP SOLO - Fini] Dessinons sur les murs.

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Akito Hiyu

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Messages : 10
Date d'inscription : 06/06/2015
Age : 19

MessageSujet: [RP SOLO - Fini] Dessinons sur les murs.   Dim 21 Aoû - 0:40


 
  ****
  Dessinons sur les murs ~


 

 

   Le "soleil" se couchait doucement et chacun rentrait chez soit, le couvre-feu approchant petit à petit. Je surveillais le tout depuis la fenêtre de ma chambre, préparant mes affaires. Je n'avais rejoint les Artistes que depuis un mois et ils m'avaient fortement déconseillés d'agir dans des zones trop surveillées telle que la Capitale. Cependant, je possède un certain esprit de contradiction, de plus, la Capitale est bien l'endroit où un dessin a le plus de chance de se voir. Je pensais que c'était le lieu idéal pour y colorer les murs. Je rangeais dans mon sac marqueurs, bombes de couleurs et peinture, en somme tout le nécessaire pour décorer les murs à ma façon. Je ne m'étais pas encore décidé sur le matériel que j'utiliserais, alors je prenais un peu de tout. Les bombes de couleur étaient probablement le meilleur, car il est plus facile de dessiner rapidement avec. J'utiliserais donc sûrement les bombes ou les marqueurs.
On frappait soudainement à la porte de ma chambre et je m'empressais de cacher le sac sous mon lit avant de répondre au son, demandant au responsable de ce dernier d'entrer. Le visage de ma mère apparaissait à l'entrée, souriant. Elle était toujours une femme très agréable et douce et voir son visage avait le don de réchauffer les cœurs, ou du moins le mien...

>> Nous allons manger Akito. m'annonçait-elle de sa douce voix, naturellement basse et calme.

J’acquiesçais en souriant innocemment. Ah ... Mes parents se fâcheraient très sévèrement s'ils savaient que j'avais rejoint la rébellion... Cela devait absolument rester secret. Je passais les doigts dans les mèches de ma perruque entreposée sur ma table de nuit, vérifiant qu'elle soit bien coiffée, puis j'allais me nourrir avec mes parents. Le repas se passait comme d'habitude. Je ne pouvais m'empêcher d'être un peu nerveux... ça allait être le tout premier dessin que j'allais faire sur un mur, mon tout premier signe de rébellion officiel. Je considérais déjà les dessins de mes carnets comme un signe de rébellion, car ils étaient illégaux, mais personne ne pouvais les voir. Là, c'est toute la capitale ou du moins une partie qui pourra voir mon oeuvre ! Bien que je doute que la Milice ne tarde à l'effacer. Mais au moins, s'ils l'effacent avant qu'on ne le voit... et bien des personnes l'auront quand même vu. A la fin du repas, j'aidais à débarrasser puis me rendais dans ma chambre achever les préparatifs. Je réalisais que j'étais bien plus nerveux que ce que je croyais, mais je ressentais à la fois une incroyable excitation ! Je patientais jusqu'au couché de mes parents et mettais un gilet à capuche avant de sortir. Je prenais mon sac sur le dos et quittait la maison. Je réalisais une fois dehors que c'était bien la première fois depuis longtemps que je me trouvais sous ce ciel gris sans dissimuler la blancheur de mes cheveux. Seule ma capuche les cachait, mais j'aurais eu vite fais de la retiré une fois éloigné de la maison et sûr qu'on ne me voit pas.
Je me déplaçais furtivement dans les rues, évitant les miliciens qui surveillaient la ville. La discrétion était mon fort, du moins, quand ma maladresse ne venait pas tout gâcher. J'étais particulièrement méticuleux sur ce point. Je ne devais commettre aucune faute. L'avantage de la Capitale est qu'il y a beaucoup de ruelles où se cacher et un réseaux de rue quasi-labyrinthique. Cela rendait le jeu de cache-cache encore plus aisé, mais je ne baissais pas ma garde pour autant. Je repérais d'abord les lieux. Vivant à la Capitale, je connaissais plutôt bien le coin, mais je devais m'assurer de trouver une zone pas trop surveillée mais où mon dessin serait regardé. Je choisissais finalement deux zones. La première dans les banlieues, sur un mur se trouvant devant un immeuble. Le deuxième, plus risqué, dans la zone juridique, sur les murs des tribunaux dont je ne comprenais pas l'utilité. Il n'y avait plus de procès, maintenant. On étalait simplement les preuves du condamné avant de l'exécuter sans le laisser se défendre. Ah ... Je trouverais probablement toujours notre système déplorable, à moins qu'il ne s'améliore. Et je lutterais pour !
Une fois arrivé devant le mur, après avoir vérifier le chemin de ronde des miliciens de la zone, j’entreprenais un dessin. Les concepts de dessins satyriques n'étaient pas mon fort, aussi me plaisais-je à dessiner de beaux paysages avec un ciel bleu magnifique et des plantes. J'adorais les plantes, mais elles étaient si rares... Là, j'en dessinais plusieurs. J'avais l'habitude de dessiner plutôt vite, ce qui était un avantage certain quand il s'agit de faire des dessins illégaux. Remarquez ... C'est un peu un pléonasme "dessin illégal" ... Enfin. Je terminais le dessins puis partait, esquivant toujours aussi habilement les miliciens. J'avais utilisé les marqueurs finalement, je me débrouillais bien mieux avec.
Je me dirigeais ensuite vers la zone juridique. Cela me faisait beaucoup de marche et je sentais que j'allais vite me fatiguer, mais je ne voulais pas abandonner. L'idée de dessin que j'avais pour ce mur-ci me tenais trop à coeur. Me rendre dans la zone était plus difficile. Il s'agissait d'une zone très surveillée et je devais souvent me cacher. Mais finalement, j'arrivais à l'endroit ciblé et commençait mon oeuvre, m'étant toujours assuré au préalable du parcours de garde des miliciens. Je dessinais cette fois une rapide petite BD sur le mur. On y voyait un homme pauvre avec sa famille, ce dernier volait sur la case suivante du pain pour nourrir ses proches, et se faisait arrêté puis exécuté sur les cases suivantes. En dessous de la bande dessinée, une question, simple : " Pour le bien de l'humanité ? Vraiment ? " J'allais signer, mais une lampe m'éclaira soudain, m'aveuglant. Je lâchais le marqueur que je tenais et fermais rapidement mon sac que je mettais vite sur mon dos, puis me mis à courir. J'entendais l'homme me poursuivre et m'interpeller :

>> Eh toi ! Arrêtes-toi !

Je devais faire vite, malgré la fatigue. Je profitais de l'architecture de la capitale pour me cacher dans les tournants. Ma maladresse et ma fatigue, malheureusement, me rattrapèrent et je tombais dans une rue sombre. Doucement, je me relevais malgré la douleur et alla vite me caché un tournant de rue plus loin. Par chance, l'homme m'avait déjà perdu de vue un peu plus tôt et ne savait pas par où j'étais tourné. Je vis juste sa lampe de poche éclairer la route à côté de moi, sans me trouver, puis partir. J'avais bloqué ma respiration, paniqué, le cœur battant à folle allure. Je n'avais jamais eu aussi peur de toute ma vie. Je restais un moment adossé contre le mur qui m'avait sauvé la vie, reprenant mon souffle. Mes jambes me faisais mal ... J'avais trop peu d'endurance pour supporter un tel exercice et j'aurais dû le prendre en compte avant de choisir deux zones complètements opposées.
Une fois mon énergie un peu retrouvée, je rentrais doucement chez moi, veillant toujours à ne pas être vu. En sortant de ma cachette, je voyais au loin le milicien qui m'avait pourchasser parler avec un autre. Je ne perdais pas de temps à les observer, je fuyais vite et discrètement, boitant un peu. J'avais dû me fouler la cheville en courant... Cela expliquait ma chute et la douleur. Par chance, je parvint à regagner mon immeuble sans recroiser d'autres policiers et grimpait faiblement les escaliers, l'ascenseur étant trop bruyant pour que je me risque à l'emprunter. Une fois chez moi, je rentrais doucement et regagnais discrètement ma chambre. Une fois dedans, je cachais mon sac sous le lit et me laissais tomber dessus, complètement épuisé. Je n'avais pas la force de me changer et me mettais directement sous les couvertures pour finalement m'endormir.

Quelques jours plus tard, j'étais allé au Repère retrouver les artistes et m'informer d'éventuelles manifestation. Les Photographes cherchaient l'auteur d'un dessin et vinrent me voir. Je reconnaissais la photo du dessin que je n'avais pas eu le temps de signer et m'annonçais comme en étant l'auteur. Un moment, mes mentors ne savaient pas s'ils devaient me féliciter ou me gronder pour avoir fait quelque chose d'aussi risqué, mais tellement osé et dans l'esprit des Artistes. Au final, je m'en étais tiré avec des félicitations et des avertissements me disant de faire bien attention à moi. Comme j'étais petit, frêle et de constitution fragile, les membres ne pouvaient s'empêcher de me surprotéger un peu comme mes parents. La différence étant qu'eux ne m'empêchaient pas de faire ce que je voulais. Ils me prévenaient juste, souvent certes, mais ne m'interdisaient rien. C'était toujours plaisant de passer du temps avec eux ... Et j'avais beaucoup moins peur en leur présence. Je savais pourquoi je me battais, pourquoi je risquais ma vie. Et cela me plaisait davantage que cela m'effrayait. Bien sûr, la perspective de la mort possible effraie toujours ... Mais j'étais presque honoré de pouvoir le faire pour une cause aussi grande et aussi juste que notre liberté et pour l'humanité.  


 

  Fin.
   
  (c) Mellusa ~

 
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